Ce que nous apprend la plus grande étude australienne sur l'ALK+ en matière de survie

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Treatment Patterns, Prognostic Factors and Survival for ALK-Positive Advanced NSCLC in Australia: Results From the Australasian Thoracic Cancers Longitudinal Cohort Study and Biobank (AURORA)
Grace Chazan, Marliese Alexander, Fanny Franchini, Maarten IJzerman, Roma Shah, Ani John, Tim Spelman, Malinda Itchins, Nick Pavlakis, Adnan Nagrial, Lydia Warburton, Samantha Bowyer, Steven Kao, Sagun Parakh, Benjamin J Solomon
Abstract
Introduction: Advanced lung cancer has historically been associated with poor survival. However, with the advent of targeted therapies, outcomes are improving. Among patients with ALK-rearranged advanced NSCLC (ALK+ aNSCLC), real-world data on treatment patterns, prognostic factors, and survival in the era of contemporary therapy remain limited.
Methods: Researchers conducted a retrospective observational cohort study using deidentified patient, disease, and outcomes data from the AUstralasian thoRacic cancers lOngitudinal cohoRt study and biobAnk (AURORA; ACTRN12625000038493). Eligible patients were diagnosed with ALK+ aNSCLC between 2006 and 2025.
Results: Of the 4,776 patients with thoracic malignancies enrolled across eight sites (as of April 2025), 218 met the inclusion criteria — the largest reported Australian cohort of ALK+ aNSCLC. All patients were treated in academic centres. The median age was 55 years; 54% were female, 66% were never-smokers, and 41% had participated in a clinical trial. The median overall survival was 90.8 months (95% CI: 69.8–not reached). Nearly all patients (99%) received an ALK inhibitor; 83% in the first-line setting. Treatment sequences evolved over time. Most (68%) received at least two lines of therapy; 21% received four or more lines. Smoking status, age, and Eastern Cooperative Oncology Group Performance Status were prognostically associated with survival.
Conclusion: This study highlights the remarkable survival achievable in the real-world setting for some patients with ALK+ aNSCLC, compared with historical cohorts. Several clinical factors associated with survival were identified. Larger studies are needed to investigate how treatment sequences may be optimized to further improve survival outcomes.
© 2025 The Authors.
Interprétation des résultats par Duncan Preece
L’étude de référence pour les patients atteints d’ALK a été l’essai ALEX, mené entre 2014 et 2017 en milieu clinique, bien que ses données aient été ajustées statistiquement jusqu’en 2025. Cet essai a montré une survie sans progression (PFS) médiane de 35 mois et une survie globale (OS) médiane de 81 mois sous alectinib. Ces résultats ont été comparés à ceux du crizotinib, un inhibiteur de tyrosine kinase (ITK) de première génération. (La médiane correspond au même nombre de patients avant et après un point de données. Elle ne doit pas être confondue avec la moyenne, qui regroupe tous les patients et divise la somme des valeurs par le nombre de patients.) La médiane est la référence standard en médecine.
L’étude AURORA a apporté un point de vue différent : elle a porté sur 218 patients atteints d’une mutation ALK, ce qui en fait la plus grande étude sur l’ALK jamais réalisée en Australie. Cependant, ces patients ont été suivis sur une période de 20 ans, depuis la découverte de la fusion ALK en 2007 jusqu’en 2026. De plus, les premiers patients ont été traités par chimiothérapie et radiothérapie, les suivants par le crizotinib, puis certains par le céritinib, bien que la majorité ait reçu de l’alectinib puis du lorlatinib, avec une poignée de patients sous brigatinib. Tous les patients ont été traités dans des centres universitaires, ce qui constitue un avantage clinique bien connu, bien qu’indéfinissable.
L’étude AURORA fait état d’une survie globale médiane de 90 mois, soit environ un an de plus que l’étude ALEX. Cependant, ces résultats regroupent tous ces traitements et ne fournissent qu’un résultat global. Comme toujours, les détails comptent. On peut raisonnablement supposer qu’une analyse détaillée de ces patients révélerait d’énormes différences entre ceux traités il y a 20 ans avec des traitements primitifs et ne donnerait pas le même résultat que si l’on ne prenait en compte que les patients diagnostiqués, disons, à partir de janvier 2020. En attendant une ventilation plus précise de ces patients, nous pouvons affirmer sans risque que le nombre cumulé de lignes de traitement montrera des résultats remarquables chez ceux qui ont eu accès à plusieurs lignes de traitement. D’autres études en cours placeraient cette barre bien au-delà de 10 ans et, selon toute vraisemblance, bien au-delà encore.
Il y a également ces patients qui ne réagissent pas bien au traitement et qui, soit épuisent très rapidement leurs ITK, soit ne répondent tout simplement pas du tout. Nous en connaissons une partie de la raison, bien que ce ne soit pas tout, ce qui explique pourquoi les deux premières années suivant le diagnostic, en particulier, sont si importantes.
Comme bon nombre d’entre vous le savent bien, l’accès au lorlatinib en deuxième ligne de traitement pose d’énormes problèmes au Canada, et d’autres nouveaux ITK pourraient bien être confrontés aux mêmes problèmes d’accessibilité et d’équité d’accès dans les mois et les années à venir. Si vous souhaitez participer à notre campagne visant à garantir l’accès au lorlatinib à tous ceux qui en ont besoin, n’hésitez pas à communiquer avec nous.
Une dernière chose. Ce n’est qu’en travaillant ensemble que nous pourrons survivre et prospérer. Nous sommes tous des bénévoles ; si vous souhaitez vous joindre à nous et améliorer votre propre vie, ne serait-ce que quelques heures par semaine, n’hésitez pas à nous contacter.